Madame Plouche

Tout et rien, rien et tout, mais un rien peut former un tout ...

posté le 30-03-2010 à 14:15:13

Wounded Knee ... pour se souvenir aussi

 

 

 

Les mémoires meurtries n'ont cesse de nous rappeler beaucoup de tristes épisodes de l'histoire et puisque le temps est aux souvenirs … Pour ne pas oubier, Wounded Knee, massacre perpétré par le 7ème régiment de cavalerie contre les Lakotas du chef Big Foot. C’est le dernier épisode des "guerres indiennes". Les circonstances particulièrement scandaleuses qui l’ont entouré en font l’un des plus tragiques et celui qui a le plus marqué la mémoire collective des Lakotas et des Indiens en général.

 

La Danse des Esprits - Ghost Dance

 

Durant l’automne 1890, le mouvement messianique de la Danse des Esprits s’est amplifié à travers les réserves lakota. Depuis la fin du mois de novembre, des attaques sont menées par des milices et divers éléments incontrôlés de l’armée contre des Indiens isolés et des camps de danseurs des esprits. L'armée s'inquiéta de ce qu'elle pensait être le début d'une révolte, alors qu'en fait la prophétie ne demandait pas aux Indiens de prendre les armes mais de laisser faire le Grand Esprit.
Le 15 décembre, Sitting Bull est abattu par la police indienne lors d’une tentative d’arrestation. A la demande de l’agent Daniel F. Royer, responsable de la réserve, l’armée investit Pine Ridge afin de protéger les Blancs et les Indiens amis contre la menace supposée des danseurs des esprits. Un millier de danseurs des esprits s’enfuient au Stronghold, une forteresse naturelle située au sud des Badlands, au nord-ouest de la réserve, où ils poursuivent leurs cérémonies.

 

29 décembre 1890

 

Le matin du 29 décembre, le colonel ordonne aux guerriers de se rassembler au centre du camp afin d’être désarmés. Les soldats fouillent les tipis, molestant les femmes, à la recherche d’armes cachées.
Le désarmement des hommes commence. L’homme-médecine Yellow Bird, entonnant un chant de la Danse des Esprits, prétend que les balles des Blancs ne traverseront pas leurs chemises sacrées. Un interprète malveillant avertit les soldats que Yellow Bird incite les guerriers à la révolte. La tension est à son comble. Un homme qui n’a pu être identifié refuse de donner son fusil, disant qu’il en a besoin pour chasser. Tandis que les soldats l’empoignent et qu’il se débat, le coup de feu part accidentellement.
Alors, calmement, un officier s’approche et vient abattre le vieux Big Foot assis sur le sol. Sur un ordre, les soldats se mettent à tirer sur les Indiens désarmés. Plusieurs soldats sont atteints par le tir désordonné de leurs camarades. Les Indiens bondissent et tentent de reprendre leurs armes. D’autres se jettent à mains nues sur les soldats pour les empêcher de tirer.
Un bruit de tonnerre déchire l’air. Les quatre canons ont ouvert le feu. Ils prennent le village en enfilade, déchiquetant tout de leurs balles explosives. Les femmes et les enfants fuient avec les quelques hommes qui ont pu échapper aux premiers tirs. Les Indiens tentent de se cacher dans les replis du terrain, sur les rives du ruisseau, dans les rares buissons. Ceux qui n’ont pas été fauchés par les canons sont pourchassés par des cavaliers, abattus au pistolet, décapités au sabre. Plusieurs dizaines de femmes et d’enfants ont été retrouvés morts, entassés dans un ravin où ils s’étaient réfugiés. Des gens ont été poursuivis sur des kilomètres et abattus à bout portant. Dans la soirée, le blizzard se lève, gelant sur place les morts et les mourants.

 

 

Big Foot

 

 

 Yellow Bird

 

 

Après le massacre

Le 31 décembre, une équipe vient ramasser les blessés, accompagnée par le docteur Charles A. Eastman, un médecin santee. Ils sont entassés dans un chariot et amenés dans l’église de Wounded Knee. La plupart mourront. Des Indiens parcourent le champ du massacre ramassant des morts et des blessés, sauvant plusieurs enfants.
Deux jours plus tard, une équipe de l’armée vient enterrer les morts. Une petite fille de quelques mois est retrouvée vivante près de sa mère morte. Elle est adoptée par le général Leonard W. Colby. Les Indiens qui l’avaient recueillie l’avaient appelée "Zintkala Noni", Lost Bird (Oiseau Perdu).
Les morts, officiellement cent cinquante-quatre personnes, sont jetés dans une fosse commune. Il est certain que toutes les victimes du massacre ne sont pas là. Certains ont été ensevelis secrètement par leurs parents. Beaucoup d’autres sont morts de leurs blessures. Près de quatre cents personnes suivaient Big Foot. Il y a eu environ soixante-dix survivants. Le chiffre de trois cents morts, généralement avancé, est donc vraisemblable.
Pendant que les fossoyeurs sont à l’oeuvre, des soldats s’emparent de « souvenirs » dans le camp dévasté et jusque sur les cadavres, en particulier des robes et des chemises des esprits qui seront revendus à des musées, à des collectionneurs. Plusieurs scalps sont pris. Un photographe, George E. Trager, fait de nombreuses photos des cadavres gelés.
Le 4 janvier 1891, une semaine après le massacre, Frank L. Baum, éditorialiste du
Aberdeen Saturday Pioneer écrivait : "Le Pioneer avait déjà déclaré que notre sécurité dépendait de la totale extermination des Indiens. Les ayant maltraités depuis des siècles, nous aurions mieux fait, afin de protéger notre civilisation, de continuer dans cette voie et de rayer de la surface de la terre ces créatures indomptées et indomptables".
Le Congrès accordera vingt et une Médailles d’honneur, la plus haute distinction militaire américaine, pour "bravoure exceptionnelle" à des soldats qui avaient participé au massacre.

 

 

 

 

 

 

 

Stronghold

 

La plupart des Danseurs des Esprits ont fui vers le Stronghold où ils se sont retranchés. La terreur, la colère provoquées par le massacre font fuir par milliers les Lakotas à travers la réserve de Pine Ridge. Ils abandonnent précipitamment leurs villages pour rejoindre au Stronghold les derniers résistants. Red Cloud, le vieux chef pacifiste, ainsi que Black Elk, l’homme médecine sont avec eux. Les Indiens sont peu armés mais déterminés.
Le 7 janvier, le lieutenant Casey, avec quelques éclaireurs indiens, pénètre dans les défenses de la forteresse. Il vient probablement

rencontrer Red Cloud pour négocier une reddition. Il est abattu d’une balle en pleine tête par un jeune Indien, Plenty Horses. Le lieutenant Casey sera le seul Blanc tué par les Indiens, même après le massacre de Wounded Knee Creek. Les réfugiés peuvent faire du feu, construire des abris de fortune, mais ils manquent de vêtements et de couvertures. L’armée les assiège, attendant que la faim, le froid et le découragement fassent leur oeuvre. Young American Horse, Standing Bear, des chefs pacifistes, puis Red Cloud lui-même les incitent à déposer les armes. "Pensez à vos femmes et à vos enfants" disent-ils.
Vers le 15 janvier, la situation au Stronghold est désespérée. Encore quelques jours et des gens vont commencer à mourir de faim. De petits groupes commencent à se rendre.
Le 17 janvier, entre deux haies de soldats et de policiers indiens qui présentent les armes, les défenseurs du Stronghold regagnent l’agence de Pine Ridge. Tout est fini.

Le souvenir du massacre de Wounded Knee Creek est demeuré comme une plaie ouverte dans la conscience collective des Lakotas.

 

 

 

 

Cent ans après

En 1986, afin de perpétrer le souvenir de leurs ancêtres massacrés et de restaurer l’unité de la nation, des Lakotas entreprennent une chevauchée du souvenir. Durant les quatre années suivantes, des cavaliers de plus en plus nombreux ont refait le chemin parcouru par ceux de Big Foot entre Takini et Wounded Knee. La dernière année, celle du centenaire, la chevauchée partait de Fort Yates au Dakota du Nord où se trouve la tombe de Sitting Bull.
Au matin du 29 décembre 1990, au bord de la fosse commune du cimetière de Wounded Knee, devant une nombreuse assistance, plus de quatre cents cavaliers lakotas ont procédé à une cérémonie de deuil, la "libération des âmes" de ceux qui étaient tombés là cent plus tôt.

 

A lire (entre autres ...)

 

 

 

De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, de leur liberté, au nom de l'expansion américaine. Si l'Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, Dee Brown donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable.

 

 

A voir, écouter ... le premier en anglais, très intéressant ...

 

 

 
Pour les images ...
 
 
 

 

 


 


Commentaires

 

1. aichanina  le 06-04-2010 à 14:18:05

et oui ce peuple a été massacré, on en parle moins que certaines histoires...peut- etre la honte...jolie consécration aux indiens

 
 
 
posté le 30-03-2010 à 12:38:32

Clitorie de Ternate

 

 

 

C'est une très jolie fleur, évocatrice, une dame fleur pourrait-on dire ... la nature aime jouer de ses formes et de ses couleurs pour nous en mettre plein la vue ...

 

 

 

 

Clitorie de Ternate, Pois Bleu ou Pois Savane est une plante tropicale vivace, une sorte de liane, à roissance rapide, en quelques mois elle peut atteindre de 3 à 6 mètres. Sa floraison en Afrique dure toute l'année, ses petites fleurs si évocatrices ... mesurent environ 4 cm. Une fois pollinisées par les abeilles, les fleurs donnent ensuite des fruits allongés d'environ 10 à 12 cm et contenant des petites graines plates ... Le suc des feuilles et des fleurs fraîches entre dans la composition du collyre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


Commentaires

 

1. aichanina  le 06-04-2010 à 14:20:33

hihi elles sont plus jolies que nos fleurs a nous...!!!!!

 
 
 
posté le 30-03-2010 à 11:55:57

Mari Boine ...

 

 

Mari Boine est une chanteuse norvégienne d'origine saami, peuple indigène du nord de la Suède. À l'âge de 20 ans, et alors que Mari se destinait à devenir une Norvégienne modèle, une manifestation contre la construction d'une centrale électrique en territoire lapon lui fait soudain prendre conscience de son identité ethnique saami, que son éducation avait refoulée. Dès lors, bien décidée à retrouver ses racines culturelles, Mari commence à écrire ses textes et à les chanter. S'inspirant du groupe saami Daednugadde Nuorat et du chanteur Ailohas, la chanteuse part à la recherche des chants traditionnels de son peuple.

 

Pour mieux la découvrir ici.

 

 

 

 

 

A écouter ... les images sont jolies ... le son fait penser aux chants amérindiens ... Clin d'oeil à Mic pour me faire découvrir ... mon pourvoyeur de sons ...

 

 

 
Et celle-là aussi pour frissonner ...  j'allais oublier
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. aichanina  le 06-04-2010 à 14:23:00

ouahhh c'est beau...sa voix m'hypnotisePleure1

 
 
 
 

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